Biniaraix
Ce village, à l'origine une ferme arabe, est très typique avec ses hautes maisons, ses étroites ruelles en escaliers et l'église
Santa Maria (1634). Biniaraix est le point de départ de l'une des plus belles excursions à pied de l'île, qui mène au sommet de l'Ofre (1 090m) par un ancien chemin de pélerinage, le cami d'Es Barranc. Ce chemin permet d'apprécier les éléments qui définissent les chemins muletiers de l'île, comme ses empierrements et ses murets de pierre sèche, édifiés sans mortier. Ses versants sont organisés en petites parcelles dédiées à l'olivier, dont on trouve des exemplaires plusieurs fois centenaires. Les paysages sont d'une beauté à couper le souffle.

SOLLER ET SES ALENTOURS

Les alentours de Sóller regorgent de très beaux villages typiques construits à flanc de colline.

Fornalutx
L'histoire de ce village est liée à celle de Sóller, avec lequel il ne formait qu'une seule commune jusqu'en 1837. Il garde son tracé arabe aux rues étroites et empierrées, souvent en escaliers pour remédier aux forts dénivelés. Plus de trente maisons de pierre présentent des tuiles peintes sous leur auvent, une pratique décorative diffusée au XVIème siècle et très présente dans la vallée de Sóller. Ces compositions de dessins, généralement réalisés en rouge, présentent des motifs géométriques, végétaux, anthropomorphes, zoomorphes ou encore des sujets religieux. Les tuiles étaient peintes sur place. Outre leur valeur décorative, elles possédaient une valeur symbolique. Elles servaient en effet à protéger la maison et ses habitants de toute menace externe.

Son Marroig & Miramar
Grande propriété majorquine ayant appartenu à l'archiduc Louis-Salvador d'Autriche, c'est aujourd'hui une maison-musée qui abrite les souvenirs de ce personnage. La tonnelle du jardin offre une vue magnifique sur la côte. Miramar a d'abord été un monastère édifié par Ramon Llull en 1276 dans lequel il formait des moines franciscains qui maîtrisaient l'arabe afin qu'ils sachent convaincre, et non pas vaincre, dans leur mission évangélique en Afrique du Nord. Le bâtiment est ensuite passé de mains en mains, puis il est acheté en 1872 par l'archiduc Louis-Salvador d'Autriche. Il le restaure et le transforme en ajoutant des éléments artistiques provenant d'Italie, de France et de Bohème. On y trouve toujours quatre colonnes du monastère gothique de Ramon Llull, et sa chapelle accueille la statue d'une Vierge en marbre de Carrare offerte par "Sissi", l'impératrice d'Autriche, qui a rendu visite à l'archiduc pendant deux hivers, en 1892 et 1893. Un chemin qui part de Son Marroig permet de rejoindre Sa Foradada et le charmant village de pêcheurs S'Estaca.

L'archiduc Louis-Salvador d'Autriche

Fils du grand-duc Léopold II de Toscane et de Marie-Antoinette de Bourbon, l'archiduc Louis-Salvador d'Autriche (1847-1915) bénéficie à Majorque d'une image très populaire. De nombreux voyages dans sa jeunesse lui ont donné le goût de la mer et des pays du Sud. En 1869, il se rend pour la première fois aux Baléares dans le cadre d'un voyage d'étude scientifique. La beauté sauvage de Majorque, et l'amabilité de ses habitants l'impressionent si fort que, trois ans plus tard, il considère cette île comme sa patrie d'adoption. L'archiduc a créé à Majorque un véritable paradis : petit à petit, tout au long des 30 années passées sur l'île, il a fait l'acquisition d'un bout de littoral, de 16 km de long et jusqu'à 10 km à l'intérieur des terres, entre Valldemossa et Deià, où il aménage deux de ses résidences préférées à Son Maroig et à Monestir de Miramar à partir de 1872. Sur cette vaste terre protégée, aucun arbre ne pouvait être abattu, aucune maison ne pouvait être construite, et tous les animaux pouvaient y jouir d'une vie paisible jusqu'à leur mort naturelle.
Pour les touristes de cette époque qui voulaient voir cette côte extraordinaire, Louis-Salvador a fait aménager spécialement une maison d'hôte, la Hospederia Ca Madó Pilla, dans laquelle les voyageurs pouvaient être logés gratuitement pendant trois jours. Aux plus beaux points de vue, il a fait ériger des Miradors, petits murets avec des bancs, d'où l'on pouvait admirer la beauté de la côte et le coucher du soleil.
Son premier ouvrage a été publié en 1869. Il était composé de deux volumes doubles et de sept volumes simples, comprenant environ 6 000 pages d'une oeuvre monumentale : Les Baléares, Description par le Texte et par l'Image. Pour cette oeuvre, il a reçu la médaille d'or de l'Exposition Universelle de Paris en 1878. Presque tout est représenté dans cette monographie célèbre et inégalée jusqu'à ce jour dans sa variété : du plus petit coléoptère et de toute autre bête, toutes les espèces végétales, l'histoire, le folklore, l'architecture, les descriptions de paysages jusqu'à la description détaillée de la population, par ses métiers, ses chansons, ses poèmes.
A la cour de Vienne, il passait pour un savant original doublé d'un communiste et l'on s'amusait beaucoup de son unique uniforme qui, avec les années, était tout rapiécé. L'archiduc répondait avec philosophie aux plaisanteries sur son accoutrement : "Mieux vaut la diversité que la monotonie !".
AMajorque, d'innombrables récits courent encore aujourd'hui sur l'archiduc, le très estimable "roi sans couronne des Baléares". Aujourd'hui, une de ses propriétés appartient à Michael Douglas, admirateur de l'archiduc et qui a mis en place l'espace culturel Costa Nord à Valldemossa.

Son Marroig

Miramar

Louis-Salvador d'Autriche

Biniaratx

Tuiles Peintes

Deià
Accroché à la colline, ce village est remarquable de par ses maisons de pierre qui escaladent la côte escarpée jusqu'à l'église et le cimetière qui offre un panorama extraordinaire. La beauté de ce village a attiré des artistes depuis le XIXème siècle. Le plus célèbre d'entre eux est l'écrivain Robert Graves qui s'y est installé de 1929 jusqu'à sa mort. Une petite route sinueuse mène à la très belle
Calle de Deià qui a inspiré beaucoup de peintres.

Deià

Sa Foradada

Llucalcari (qui signifie "forêt sacrée" en arabe)
Ce magnifique hameau situé en terrain montagneux, au milieu d'un paysage de pins, de palmiers et d'oliviers, s'est développé autour de deux anciennes propriétés, Can Simó et Can Apol-loni. Il est constitué d'une vingtaine de maisons, dont certaines possèdent encore une tour de garde. Son oratoire, daté de 1600, est dédié à
La Mare de Déu dels Desemparats, la Vierge des Abandonnés. Un sentier abrupt mène à sa crique aux eaux limpides qui est d'une beauté à couper le souffle.

S'Estaca

Llucalcari

ACCUEIL